Arrête de pleurer

Petite, comme tous les bébés, Ève (ma fille) pleurait. Elle pleurait beaucoup. Je la soupçonne même d’avoir devancé sa crise d’adolescence d’une quinzaine d’années et de nous l’avoir exprimée en pleurs entre l’âge de six et dix-huit mois. Aimer inconditionnellement, je connais.

Ève est une petite fille extraordinaire. Elle aura bientôt 5 ans et je sens – je sais – qu’elle a hérité de la sensibilité de sa maman. Moi aussi je suis sensible, mais pas comme elles. Elles ont cette qualité, cette force de tenir au bonheur des gens autour d’eux. À 33 ans, Julie gère plutôt bien cette qualité, mais à 4 ans et demi, Ève est encore maladroite. Malgré cette sensibilité extrême, elle ne pleure plus comme avant. Je dirais même qu’elle ne pleure pas beaucoup pour une fillette de son âge.

En réalité, Ève ne pleure ni souvent, ni longtemps et la raison est simple : quand elle pleure, je lui dis d’arrêter. Je lui dis souvent « qu’on ne pleure pas pour ça ». Ève me fait confiance. Elle m’écoute. Elle arrête donc de pleurer. C’est presque magique.

C’est presque magique, mais avec du recul, c’est aussi un peu troublant. Un peu troublant de constater que je lui apprends à retenir ses émotions. Un peu troublant  de réaliser que je lui apprends que pleurer n’est pas souhaitable. Un peu troublant de réaliser à quel point je suis dépassé par cette réaction normale sans avoir le réflexe de l’accompagner pour gérer cette force qu’elle a en dedans.

Ce soir, c’est moi qui pleure, seul, assis dans sa chambre la lumière fermée. Ça fait du bien. J’ai l’impression de m’excuser. Elle dort paisiblement. Je pleure doucement. Je sens qu’après ça ira mieux.

Demain, je ne lui dirai pas d’arrêter de pleurer.

Mais Guillaume, qu’est-ce que tu fais au juste?

Je me la fais souvent poser celle-là. Surtout par des gens qui me connaissent depuis longtemps ou qui m’ont connu dans une autre vie, alors que je tapais des ballons de volley plutôt que de cliquer sur une souris.

Type de travail

Je commence simple en spécifiant la forme de mon travail : je suis pigiste. Appelez ça comme vous voulez : travailleur autonome, consultant, freelance… moi, je préfère pigiste… ou pigissss comme dirait l’autre.

Mes clients

Je poursuis : Qui sont mes clients ? Ce sont des entreprises avec lesquelles je travaille directement, comme :

  • Objectif Lune – à qui je consacre quelques jours dans la semaine pour optimiser l’utilisation qu’ils font du Web.
  • ZSA – pour qui j’ai conceptualisé leur nouveau site web (bientôt à venir).
  • CFPP – où je donne des formations sur l’utilisation du Web à des entrepreneurs.

Ce sont aussi des agences de communication et de marketing qui me demande de donner un coup de main sur des mandats pour leur clients à eux, par exemple :

  • Volkswagen Canada, Industrielle Alliance, Fondation Ste-Justine - Agence Palm+Havas
  • Les PACs, Ricardo - Agence Revolver 3
  • Fido - Agence : DentsuBos 
  • BRP – Bombardier Produits Récréatifs - Agence Lubie

Ce qu’on me demande de faire

Mon travail, c’est ce qu’on appelle de « l’expérience utilisateur ».La meilleure manière que j’ai trouvée d’expliquer ce que c’est est de dire que c’est du marketing… mais à l’inverse.

Plutôt que de voir le marketing (la publicité, les sites web, etc.) du point de vue de l’entreprise qui annonce, mon rôle est de prendre le parti des consommateurs et de m’assurer que ce qui est dit (envoyé par courriel, présenté sur le site web, etc.) a un sens – et idéalement a aussi sa pertinence.

Concrètement donc : 

  • Je participe à de nombreuses réunions – souvent assez longues – avec les clients, les équipes de services-conseil, de création et d’implémentation.
  • Dans ces-dites-réunion-assez-longues, je gribouille sur de grands tableaux blancs avec des crayons à encre sèche qui ne fonctionnent jamais très bien.
  • Je rédige des documents d’analyse.
  • Je fais ce qu’on appelle dans le jargon des « wireframes » pour décrire de quoi aura l’air l’environnement (le site, la page, le courriel) qu’on proposera aux utilisateurs / consommateurs.
  • Et malheureusement, je fais beaucoup de route… parce que tout ça se passe à Montréal ou à Toronto la majeur partie du temps.

 Pourquoi j’aime faire ce que je fais ?

Je me trouve extrêmement chanceux de faire mon métier parce qu’il exige de la créativité et qu’à tous les jours, j’apprends en détails un domaine d’affaires que je ne connais souvent que très peu.

Le luxe ultime

Dans tous les métiers où il faut penser un brin, il y a des problèmes et des défis à relever. J’ai déjà eu un coach de volley qui disait : « Si t’aime pas régler des problèmes, arrêtes de jouer ». Alors le luxe ultime, le miens en tous les cas, c’est de pouvoir choisir les gens avec lesquels je travaille et avec lesquels on va trouver une solution aux problèmes qu’on rencontrera en cours de route.

Voilà… c’est un peu plus clair ?

(image : http://boingboing.net/2010/09/03/wtf-stamp.html)

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Implications du nouveau timeline de Facebook pour les marques

Un super article de Fred Cavazza proposé par Marilyse Dionne. L’article et les commentaires répondent à beaucoup d’interrogations que j’avais à ce niveau!

Essentiellement :

« Il ne sera plus question de chasse aux fans, mais de gestion de l’image de marque. »

Aussi, il faudra assurer :

  • La production de contenus à valeur ajoutée, de préférence publiés sur un support qui vous appartient et que vous maitrisez ;
  • La mise en place de pratiques conversationnelles plus poussées que des « Like » ou des commentaires, de préférence sur un support où vous pourrez les encadrer ;
  • La constitution d’une communauté de clients et prospects que vous pourrez animer à votre rythme et selon vos méthodes, pas celles formatées pour des grandes marques internationales ;
  • La diffusion des pratiques sociales au sein des différents métiers (marketing, communication, ventes, RH, relation client… cf. Les trois étapes de l’évolution digitale de votre entreprise)
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Gripette

marilou-la-gripette

On dit beaucoup ce mot avec avec Julie. En fait, on le dit beaucoup depuis que Marilou est capable de se déplacer toute seule, depuis qu’elle peut donner suite à ses idées. Marilou est exactement comme Julie l’imaginait et l’espérait quand elle était enceinte d’elle, une vraie « gripette ».

cogne… cogne… cogne…

« Ève, qu’est-ce qu’elle fait Marilou ? »

« Marilou fait pas de bêtise papa, c’est correct. »

Marilou teste régulièrement les limites qu’on lui impose… évidemment, elle s’assure qu’on la regarde, elle et son grand sourire qui trahi ses réelles intentions. Elle aime se tirailler et être chatouillée jusqu’à ce qu’elle en ait le hoquet. Elle aime courir partout aussi vite qu’elle le peut… même si elle se prend régulièrement un cadre de porte par ci et un coin d’armoire par là.

Plus que tout, Marilou aime faire rire. À l’épicerie, à la garderie, dans les magasins, les gens s’arrêtent pour lui retourner ses « bonjour » de la main et pour rire un brin avec elle. Ce sont des moments magiques, des grands moments de fierté paternelle, des moments qui font oublier ses nuits entre-coupées, ses crises parce qu’elle ne peux pas encore monter les escaliers sscheule sans supervision, ses mains dans les toilettes après que sa soeur y soit allé, ses couches qui débordent dans le siège d’auto ou le macaroni au fromage qu’elle confond étrangement avec shampoing à l’occasion.

Marilou, tu ne comprends pas encore ce genre de trucs, mais merci d’être comme tu es! Merci d’être dans nos vie, à Ève, à Julie et à moi.

P.S. Sur la photo, Marilou préfère faire ce genre de sourire quand on la prend en photo… parce que comme ça, elle nous fait rire.