Bégayer à l’envers

Ceux qui me connaissent vraiment bien – et maintenant vous – savent que j’ai un petit problème de bégaiement ou d’hésitation. Ça c’est quand ton cerveau va trop vite pour ce que ta bouche est capable de gérer comme débit. Ce problème, je le gère depuis que j’ai environ 6 ans. Je me rappelle encore des exercices que mon père me faisait faire. Oufff…. des durs coups à l’orgueil… même à 6 ans!!

Mais l’orgueilleux en moi a survécu et se débrouille plutôt bien maintenant avec ce handicap.

Le problème maintenant, c’est plutôt l’inverse. Ma bouche dit des choses que mon cerveau aurait dû – selon mes principes – intercepter.

Quand je m’écoute parler, des fois, j’ai l’impression d’entendre parler un autre. Je sonne faux parfois. Ça vous arrive ça ?

J’ai des prises de conscience comme ça des fois, quand je crois avoir été trop loin, quand je crois avoir donné un conseil – souvent poche – de trop, quand je crois avoir dit une phrase de trop concernant un ami ou des gens que j’estime, quand je prends ce ton un tout petit peu  condescendant pour étaler une idée, quand mon idée est toute faite d’avance, que je ne prends pas le temps d’écouter (pour vrai)… quand je crois avoir bégayé à l’envers.

Jean-Jacques Goldman, vous connaissez ? Il a écrit 2 chansons qui ont marqué mes étés quand j’étais gamin. Elles parlent des merdes qu’on fait inévitablement dans sa vie. Elles parlent d’empathie surtout, de l’importance d’écouter et de se mettre dans les souliers de l’autre, de ne pas trop vite monter sur nos grands chevaux parce qu’on ne connait jamais vraiment le fond de l’histoire : À nos actes manqués et Né en 17 à Leindenstadt.

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Enseigner à des laptops

Le titre est un peu dur, un peu sec, j’en conviens. Mais il n’en demeure pas moins que c’est désormais très souvent la réalité quand je me retrouve devant une salle de classe à l’université. Toutes les classes ? Non, mais je dirais que c’est de plus en plus la réalité lorsque j’enseigne à des groupes plus jeunes.

La classe 2.0

Installé en avant de ma classe, je les vois lire discrètement (si seulement c’était le cas) leurs textos, leurs courriels et les derniers statuts d’amis sur Facebook. Depuis leurs téléphones, cachés maladroitement au bout de leur bras sous les pupitres, ils se parlent, ils « communiquent », c’est la classe 2.0!

Personnellement, c’est une nouvelle réalité que j’ai choisi de ne pas combattre. Je l’avoue, au début, je trouvais ça fatigant, insolent même. Un tas de questions te passent par la tête :  « Qu’est-ils ont ces deux-là? Il est plate mon cours ?! », « Ils ont déjà vu cette matière peut-être ? », Lui, il ne m’écoute pas, mais pas pantoute !! », « Pourquoi elle rit toute seule ? », « Pourquoi s’échangent-ils des regards en rapport à ce qu’ils voient sur leurs écrans ?! », « Lui, il est en train de vérifier sur Google si ce que je viens de dire est vrai ! »

Quand je sortais du cours après trois heures de « compétition », j’étais brûlé, épuisé de ce combat contre les blogueurs qu’ils lisent dès qu’ils ont un peu de temps, contre leurs 324 amis Facebook, contre les derniers statuts Twitter des camarades de classe qui se font des inside de cohorte. Combien de fois j’ai pu lire des étudiants blasés, blaster leur professeur sur Twitter! Ouff!

Il y a 2 réponses possibles :

1.0 – Se dire qu’ils sont là pour devenir de meilleurs gestionnaires, de meilleurs gens d’affaires. Que lorsqu’on est en réunion avec des gens qui ont quelque chose à nous dire, sortir son ordinateur ou son téléphone pour parler est plutôt mal vu. Que l’art ou tout simplement la capacité de prendre des notes écrites à la main s’estompe tranquillement

2.0 – Apprendre à gérer cette nouvelle réalité. Apprendre à faire semblant que ça ne nous dérange pas. Surtout, apprendre à en rigoler avec eux.  Après tout si j’étais à leur place, je ferais probablement la même chose!

Témoignage d’un chargé de cours 2.0

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Tâto : un concept abstrait

Pour Ève, le concept de « tantôt » ressemble à celui d’un placard, ou encore à celui d’un petit tapis. Si quelque chose lui déplaît, elle ouvre le placard ou soulève le petit tapis, se débarrasse de ce qui la dérange le plus rapidement possible en espérant ne jamais plus avoir à y faire face.

Papa : On va prendre le bain ma puce…
Ève : Non, tâto!

Papa : Tu viens manger ma peanut…
Ève : Non, tâto!

Papa : Viens, on va changer ta couche qui pue…
Ève : No, non, non… tâââto!

J’en ai vu d’autres qui disaient « Une minute » ou encore « Bou! », en espérant que tu disparaisses (avec ton idée de lui laver la bouille après une partie de chocolat) comme un fantôme.

J’ai entendu parler d’une étude sur les bienfaits du rire… que les enfants riaient beaucoup plus que les adultes… et tralala. Eh bien je peux vous dire qu’avec tous ses petits apprentissages, toutes ces limites qu’elle s’amuse à tester, à essayer de comprendre avec sa petite tête de 2 ans… elle nous garde bien en forme!

« Ève, on compte !? »

Deu, twoua, deux twoua, go, quatoze!

4 sur 5, ça serait l’fun mais…

Au début, on a quelques contrats, ça roule, tranquille, on a le temps de faire des projections, de la planification et même de voir ses amis une fois de temps en temps. Les projets clients nous occupent, mais nous avons toujours du temps un peu pour les nôtres.

Avec les mois et les semaines qui passent et les contrats qui s’enchaînent à un rythme de plus en plus rapide, ce luxe (celui de penser à nous) s’estompe sournoisement. J’étais le premier à m’indigner du manque de temps en agence. Je plaidais pour le 20% de temps à la « Google », et même pour la semaine de 4 jours!

Là, c’est moi qui suis à la barre, il n’y a plus de boss à blâmer, plus personne pour prendre le blâme à part moi. C’est moi qui dois faire le choix de me lever de ma chaise pour aller voir ma fille qui joue dans le salon, ou de rester écrasé dedans pour terminer « encore un p’tit truc » avant la fin de la journée… et ça, c’est difficile à avaler.

Je me rappelle d’avoir lu ce livre alors que j’étais encore sur les bancs d’école. Utopique ? Peut-être un peu, mais bon, il faut bien commencer quelque part. J’ai d’ailleurs débuté à mettre en pratique certains trucs :

  • J’ai mon tableau des trucs à faire accroché au mur à côté de moi ;
  • Il y a désormais un étage qui me sépare du frigo ;
  • Je me suis convaincu que Foursquare, c’est poche ;
  • J’ai des courriels presque classés ;
  • J’ai déserté MSN Messenger.

Pour l’instant, je ne vois pas vraiment la possibilité de travailler 4 journées sur 5, car il y a encore beaucoup à faire pour que mon entreprise soit là où j’ai envie qu’elle soit. Mais un jour, d’ici quelque temps, ça sera comme ça!

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Sscheule

« Sscheule sscheule scscheule! »

Ça veut dire « Écoeure-moi pas, j’veux le faire toute seule ». Ève a 22 mois (après 24, promis on switch en années), elle est dans une phase d’affirmation. Un brin contestataire, elle remet en question – sans véritable raison – les règles et routines mises en place depuis des mois. Ça fait partie du processus normal apparemment.

De mon point de vue (je vois toujours les choses d’un peu plus haut que tout le monde), je me dis  que ça doit être un moment de sa vie absolument frustrant. Elle comprend tellement de mots, de concepts, de relations… mais elle n’est pas en mesure de renchérir vraiment. En fait, oui, mais pas autant qu’elle l’aimerait.

La phase du « Sscheule », c’est la phase où il faut prévoir 10 minutes quand d’habitude ça en prend 2.

C’est la phase où les chaussettes vont tout d’un coup dans les bras plutôt que dans les pieds.

C’est la phase où, en plus de sa couche à elle, il faut en mettre une à sa grenouille en peluche (communément appelée « nouille ») et une autre à son écureuil en peluche (communément appelée « yeuille »).

C’est la phase aussi où monter dans l’escalier devient une expédition archéologique dans les mailles du tapis des 14 marches (on les compte tous les soirs) qui donnent accès au fameux « mmbain ».

C’est la phase où elle prend son dernier morceau de « toast teyyla » (toast au nutella), nous fixe directement dans les yeux et se fait un shampoing improvisé… juste pour voir notre réaction.

Mais la phase du « Sscheule » c’est surtout la phase où elle te regarde, te souris et comme ça, gratuitement, te dit : « taime papa ».

Parrain pour la première fois!

Mathis, c’est le nom de mon filleul. Mon premier filleul, le tout premier, le seul.

Parrain donc, d’un petit garçon qui est un peu pressé de venir au monde puisque sa maman est alitée depuis environ 5 semaines pour réduire l’envie qu’il a de se pointer le bout du nez.

C’est arrivé il y a quelques jours, une visite imprévue chez des amis. Nous étions partis pour une promenade de soirée, Julie et la petite étaient en pyjama en dessous de leur suit de neige. La petite était à peine sortie de son Chariot et libérée de son habit de neige qui fait squish squish quand elle marche « vitt vitt vitt » (comme elle dit) que nos hôtes nous informent que nous avons une grande décision à prendre…

Bang!!! Je suis parrain.

C’est le troisième filleul de ma copine, mais moi, c’est la première fois! Je ne pensais pas que ça faisait ce genre d’effet automatique… un sentiment d’attachement soudain, une envie de prendre soin et de veiller sur quelqu’un. Classique vous direz… mais n’empêche que c’est un foutu beau cadeau, une marque de confiance indélébile.

Une responsabilité nous a d’emblée été confiée : lui trouver un nom qui sera ajouté à celui que ses parents lui donneront. C’est une super belle idée je trouve!

Quoi choisir ? Un nom d’une personnalité ? D’un athlète ? D’un littéraire ? D’un endroit ? Hmmm… nous avons jusqu’à sa naissance pour faire un choix avec Julie.

Une chose est certaine : peu importe le nom que nous lui choisirons, Mathis sera pour toujours mon premier filleul et occupera une place particulière pour moi.

Merci Oli, merci Jue

Autre article que j’ai écrit sur ce sujet : C’est moi qui choisis la marraine, un texte que j’avais écrit quand nous avions fait ce choix pour Ève.

Ramassis 4

Bon, vous ne trouvez pas qu’il est temps d’un petit ramassis ? Moi oui, alors le voici!

Père Poule

En lisant le blogue de l’humoriste Guillaume Wagner, j’ai appris que Jean-Thomas Jobin se pose des questions par rapport à sa paternité. Au menu, des épisodes très divertissants d’un Père Poule. Voici le premier épisode :

Publicité : Axe

On ne pourra pas dire qu’ils ne tapent pas sur le clou (comme il est enseigné de faire en communication). Après avoir gagné des prix pour son site 100 girls dans lequel 100 filles rient de vous si vous n’avez pas assez de cheveux ou si votre look ne leur convient pas, voici, un peu plus sobrement, de nouvelles affiches dénichées pas un des blogueurs que j’aime le plus lire : Carl Charest. Pas très original comme il le dit, mais c’est un beau clin d’oeil au début de l’hiver.

Je l’avoue, je suis un peu geek. La preuve est que je trouve cette image très comique!

… mais continuons, sur le blogue Hongkiat – peut-être pas aussi bon que Smashing Magazine, mais qui offre du contenu vraiment très bien, j’ai trouvé une série de T-Shirts de geek et je me promets de m’en acheter un pour Noël… peut-être le Bathroom Blogger pour DOm qui n’aime pas beaucoup ce sujet et qui devrait mettre son blogue plus à jour!

… ou encore celui-ci :

Vive Threadless!

Copenhague

Habituellement, je termine les Ramassis par un vidéo amusant, mais il y a présentement un rassemblement à Copenhague pour sauver la planète et ça n’a rien de comique. Il y a quelques semaines sur Twitter se promenait cette vidéo bouleversante. Nous produisons individuellement environ 400 kg de gaz à effet de serre annuellement… en ours polaires, voyez ce que ça donne :

Pour ceux qui veulent quand même sourire un peu, je vous suggère cette lecture, celle-ci et encore celle-ci, gracieuseté de Luc Bossé!

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Fier…

Des fois, je suis fatigué. J’aurais envie de m’asseoir, de m’étendre, de faire un somme. J’aurais envie de fermer les yeux et de simplement… simplement ne penser à rien. Ou plutôt, ne penser qu’à une seule chose. Quand on arrive à évacuer tout le reste et qu’on ne garde qu’une idée en tête, c’est reposant.

Des fois, je me fatigue. J’aurais envie de ne pas mener autant de projets de front. J’aimerais être capable de choisir une seule bataille. La mener à bien. J’aimerais être capable de prendre soin de moi. Je me dis toujours qu’il faudrait que je fasse plus de sport, que je mange moins, que je mange mieux, que je dorme plus et que je boive moins de café.

La vie vous rentre dedans des fois, elle vous dit que vous n’êtes pas aussi fort que vous l’imaginiez. La vie vous ramène sur Terre, elle vous ramène à elle. Elle place sur votre parcours des rencontres et des situations qui vous confronteront à vos faiblesses, à vos manquements.

La vie… la vie, c’était bon cette émission-là non ?! J’adorais les personnages. Ils étaient riches, ils étaient vrais, tous les personnages avaient des caractères forts, de l’attitude. Ils étaient entiers. Des fois, en essayant d’être tout à la fois, on se perd un peu je crois.

Établir des priorités… c’est un début, les respecter, c’est là que la partie se joue. À chaque instant, nous avons des choix à faire. Des choix pour nous, des choix pour d’autres, nous prenons des décisions qui nous rendront parfois heureux, parfois fâchés, parfois tristes. L’idée je pense, c’est de prendre des décisions dont nous serons fiers.

Être fier… et si c’était la fierté qui guidait notre vie ?

P.S. C’était le centième article de ce blogue, c’est pour ça le titre de l’article.

Empreinte interactive de mon expérience au WordCamp de New York

Le titre me rappelle une certaine conférence préparée par d’anciens collègues (Sabrina, Issam et Radu) de Revolver 3 (pour ceux qui l’auraient ratée, elle est ici).

Pour faire suite à mon dernier article, je me suis dit que ce serait l’fun de vous donner accès à (presque) tout le matériel qui a été produit lors de notre périple à New York. Je ne ferai pas l’audit de l’empreinte interactive globale de cet événement (j’ai une vie), mais je vais au moins vous faire part de mon humble contribution interactive… et de celle d’Alexandre, avec qui j’étais parti là-bas.

Articles

Poste 23 à New York

Nouvelle corporative sur Poste23.com

Passer aux lignes

Alexandre décrit notre petit entretien avec le douanier canadien à notre retour.

Première journée au WordCamp 2009 à New York

Mon premier article écrit depuis New York lors de la conférence.

Vidéos poppés (avec des bulles)

Alexandre prépare ses cartes professionnelles pour le lendemain.

The Hill video

Impressions de la première conférence à laquelle j’ai assisté.

Impressions de la deuxième conférence à laquelle j’ai assisté.

Alex, sur WordPress MU

Moi concernant la Unconference à laquelle j’ai participé le dimanche matin.

The Terminal buy

Alex sur la sécurité des plugins WordPress

Vidéos inédits (sans rien)

Moi qui m’emporte un peu concernant l’utilisation de Tweeter et Facebook, Alex me filmait (presque) à mon insu alors que nous étions en direction de New York.

Alex qui se demande quand est-ce qu’on arrive… alors qu’on vient juste de partir (c’était pour tester le setup de la caméra dans l’auto).


Alex sur le Sumer of Code, sur le chemin de retour de la conférence.


Alex et moi concernant un plugin qui se nomme Pods…

Alex et moi, on est rendu aux douanes et on fait notre dernier compte rendu de la fin de semaine, sur WP-eCommerce.

Voilà… ça fait le tour je crois, Alex, j’en oublie ?

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Première journée au WordCamp 2009 à New York

Je suis au WordCamp à New  York en fin de semaine. C’est une occasion pour tous ceux et celles qui travaillent de près ou de loin avec la plateforme WordPress de se rencontrer, d’échanger et de partager leurs bons coups.

Cette première journée s’est très bien passée. La qualité des présentations est très variable, elle est souvent reliée à l’expérience des présentateurs… qui le fond gratuitement, je pense bien.

La vitesse à laquelle se succèdent les conférences est considérable. Sans compter le fait qu’elles sont données sur les 11 étages du Baruch College (CUNY). Nous sommes donc constamment à sortir nos petits papiers pour voir à quel étage se trouve la prochaine présentation.

Aujourd’hui ça aura été 9 conférences en 9 heures… donc je n’ai pas vraiment eu le temps avec Alex de digérer tout le matériel. On tentera de faire le point ce soir peut-être… si on a encore l’énergie.

Je suis tout de même impressionné par la diversité de l’audience… des gens de 20 ans et d’autre de 65… qui proviennent du Wisconsin, de Nouvelle-Zélande… de Montréal… et même de Granby ;O) Des gens qui ont tous un intérêt pour cette plateforme, et je dois avouer que je suis bien content de faire partie du groupe!

À demain!

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